Doit-on construire un quartier autour de la personne
ou de l'automobile?
C'est une question de valeurs et de principes :
La liberté de circuler en auto
s'accompagne aussi de la responsabilité de s'occuper de sa
santé, de son environnement, et de la planète.
En Amérique du nord, on nous inculque depuis
l'enfance que, sans auto, il 'y a pas de liberté de déplacement.
Cette croyance est complètement déphasée dans notre milieu
urbain actuel, où la liberté de circuler rapidement dont
jouissaient les automobilistes des années cinquante, a été
remplacée par les contraintes de la congestion automobile et
d'une qualité de l'air de plus en plus mauvaise.
En Europe, et en particulier dans les pays
scandinaves, les résidants des villes ont choisi une autre
option : celle de la qualité de vie à l'échelle humaine
et de la prise de conscience des coûts réels de l'automobile.
À Copenhague, Helsinki, Oslo et Stockholm, plusieurs rues, et
même des centres-villes entiers ont été fermés à la
circulation automobile, et rendus par le fait même aux
citoyens. Dans tous ces cas, loin de diminuer, le commerce a
augmenté. Ce qui a
diminué, par contre, c'est la pollution et le stress…
La voiture ou la personne : le débat est
ouvert ! La Ville de Montréal doit le poursuivre avec tous
les intervenants, dans le cadre d'une audience publique qui
nous permettra de trouver ensemble le chemin vers une avenue
Mont-Royal verte, re-centrée vers le citoyen.
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