Article mis en ligne le 14 avril 2006
Projet pilote de terrasses sur l’avenue du Mont-Royal
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| Les terrasses seraient permises là où
l’espace le permet, par exemple sur les saillies des trottoirs.
(Photo: Jacques Pharand) |
L’arrondissement examine, conjointement avec la Société de développement
de l’avenue du Mont-Royal, l’installation possible de terrasses
dans le cadre d’un projet pilote.
Les terrasses prendraient place là où l’espace le permet, par
exemple sur les saillies des trottoirs.
On parle ici de quelques tables et chaises installées sur une partie
du trottoir. Une façon de faire à l’européenne. Pas question ici
d’installer une terrasse en bois traité comme peut le faire le
beau-frère de Laval.
«L’arrondissement est en train de définir les balises du projet,
informe Michel Depatie, directeur de la Société de développement de
l’avenue du Mont-Royal (SDC). Ce projet pilote est initié afin de
nous donner toutes les chances de faire quelque chose de bien. C’est
sûr qu’il n’est pas question de déborder sur le corridor piéton».
Le secteur du projet pilote est délimité entre la rue Saint-André
et l’avenue Christophe-Colomb. Seuls certains commerçants pourront
s’en prévaloir. Plusieurs commerçants souhaitaient toutefois étendre
le projet pilote sur l’ensemble de la portion de l’avenue du
Mont-Royal sous la juridiction de la SDC.
Michel Depatie rappelle que le projet pilote devait débuter l’an
dernier. «Nous parlons ici de créer un esprit d’animation,
d’animer la rue. Pas question de gérer cela de façon anarchique,
comme dans la Petite Italie. Pas question non plus de diffuser de la
musique à l’extérieur», souligne-t-il.
Ce projet pilote s’inscrit dans la foulée du plan directeur d’aménagement
de l’arrondissement qui prévoit, entre autres, rendre l’avenue
plus conviviale.
Opposition
Le comité de citoyens Mont-Royal Avenue Verte a manifesté son
opposition au projet. Il accuse de vouloir «privatiser les trottoirs»
et craint que les terrasses empiètent sur le passage des piétons.
Dans son rapport présenté en début de séance du conseil
d’arrondissement du début avril, la mairesse de l’arrondissement,
Helen Fotopulos, a confirmé que «les représentants de la Société
de développement commercial ont rencontré nos fonctionnaires, il y a
une dizaine de jours et des discussions sont toujours en cours.»
«Nous ne privatisons pas la rue, nous nous donnons simplement les
moyens d’évaluer si elle peut être mieux animée de cette façon-là
et, si la réponse est négative, nous en prendrons acte»,
poursuit-elle.
La mairesse évoque la réglementation en vigueur qui permet déjà
les terrasses sur l’avenue Mont-Royal, comme Pizzédélic au coin de
Brébeuf, Styles au coin de Bordeaux, Mont-Royal Hot-Dog au coin de
Mentana et Starbucks.